Le point sur le matériel : formats usuels et focales.

Pour rappel :

 Les focales des objectifs exprimées en millimètres correspondent à leur grossissement, soi par 10 fois environ pour un 500mm, par rapport à la couverture du format 24X36 pour lequel ils ont été dévelloppés.  La grande majorité des objectifs commercialisés depuis l'avènement de ce format issu de la technologie argentique, ont été construits pour former une image capable de couvrir un cercle de 43 mm de diamètre (diagonale du format 24X36). Qu'advient t'il de ces objectifs lorsqu'on les monte sur des boitiers numériques pourvus de petits capteurs 16X24 (diagonale 28mm )?

Il faut bien comprendre qu'à tirage mécanique égal ( distance entre le plan du capteur et la monture arrière de l'objectif) un objectif monté sur des boitiers différents ne change ni de focale, ni d'angle de champ, ni de luminosité. Donc passer d'un boitier à monture FX (pour nikon) à un autre de format DX ne modifie pas les caractéristiques optiques et mécaniques d'un objectif donné.

Par contre, les angles de champ résultants et les champs cadrés ne seront plus les mêmes pour un point de vue donné, seule l'ouverture F reste la même ( pas de perte de luminosité ).

Pour des raisons pratiques, les fabriquants ont conçu des objectifs spécifiques aux petits formats et ont fait le choix de conserver les mêmes échelles de distances focales exprimées en millimètre. Cela veut dire qu'un 18 mm prévu pour le format DX cadrera comme un 27 mm de format FX ( facteur de 1,5 pour le recadrage ); le même objectif monté sur un FX  ne pourra pas couvrir la totalité du format, les bords et les coins de l'image seront noirs, car il est conçu pour couvrir un cercle d'environ 30mm.

Conséquences pratiques des associations d'objectifs et de boitiers/capteurs de format différents :

Un 300 mm va cadrer, à distance égale, comme un 450 mm lorsqu'il sera monté sur un format DX Nikon ( 480 mm chez Canon dont le facteur de recadrage est de 1,6 fois, 600 mm chez Olympus dont le facteur est de 2 fois) sans perte de lumière, puisque le phénomène concerne un recadrage interne au boitier et non une multiplication de focale, comme on l'entend dire trop souvent et à tort !

Lorsqu'il y a multiplication de focale, par l'adjonction d'un complément optique TC14 ou TC 20 chez Nikon, le grossissement de l'objectif change et il y a perte de une à deux valeurs de luminosité ( 500/F4mm avec TC 14 = 700/5,6 mm, avec un grossissement optique réel de 14 fois ).

Concrètement, le petit format permet pour un même point de vue (distance entre l'appareil et le sujet )de cadrer plus serré. Autrement dit : pour obtenir un cadrage identique à celui d' un FX, l'opérateur doit reculer et se trouve plus éloigné de son sujet. D'où une profondeur de champ plus importante en DX qu'en FX ( la profondeur de champ augmente avec la distance ), et des fond flous ( bokeh ) plus marqués par les éléments éventuellements situés en arrière plan de l'image.

Ce format DX lié au petit capteur est très utile, par exemple pour photographier les petits animaux en proxy et macrophoto, car avec des objectifs macro standard le rapport 1 est obtenu à une distance plus grande qu'en FX, facilitant l'approche et l'éclairage des sujets, et également pour cadrer au téléobjectif des espèces de petites tailles difficiles à approcher.

Par contre, il n'y a pas l'effet multiplicateur qui grossit l'image comme avec un complément optique, et de ce fait la confirmation du point n'est pas facile à faire au téléobjectif sur des sujets lointains, ni  avec les viseurs à faible grossissement qui caractérisent certains boitiers DX.

D'autre part, la course aux pixels engagée par les marques, en demande toujours plus aux objectifs, et ce n'est pas sans conséquences sur certaines associations : ainsi, pour un même objectif , 24 millions de photosites sur un format FX d'une surface de 864 mm2, c'est moins contraignant à discerner que 24 millions sur un DX de seulement 384 mm2 !

Nous sommes passés de 6 mpx à 36mpx en une dizaine d'année, et ce n'est pas fini !

Pour comprendre les autres aspects techniques,liés aux caractéristiques des objectifs, et de sujets plus complexes car concernant les automatismes tels que l'autofocus et la stabilisation, je vous conseille de visiter le site internet de Pierre TOSCANI. ( voir dans la rubrique des liens )

 
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